SUR LE PLAN CONSTITUTIONNEL NOUS N’AVONS PLUS DE GOUVERNEMENT
A partir de 1981, date de l’arrivée de la gauche au pouvoir, cet appareil d’Etat a été progressivement noyauté et accaparé par de nouveaux parrains ( voir article sur fichier joint ) « coteries » de politiciens et de technocrates de tous bords, incompétents, sans foi, ni loi, avides d’argent, de promotions, d’honneurs, au prix de n’importe quelles compromissions, n’importe quelle trahison au profit d’intérêts et de plans de domination étrangers. Ce document s’appuie sur la conclusion de Jean Roux, Commissaire aux comptes, et qui ne peut que nous inviter à apporter à ce texte l’attention nécessaire.
Un discrédit complet atteint de plein fouet la classe politique française : près de 70% des Français jugent les politiques corrompus ; 80% les considèrent comme très loin de leurs préoccupations.
René Montgranier, dans son livre présenté lors des dernières législatives, a bien mis l’accent sur l’absence d’une véritable comptabilité nationale. Une désinformation est devenue systématique pour camoufler l’effondrement continu de notre économie, tous les chiffres de chômage sont truqués. Les publications de l’INSEE étaient l’image fidèle de l’évolution financière, économique et sociale de notre pays ; on constate aujourd’hui à la fois désinformation et de mystérieuses disparitions (R. Montgranier – Relance de l’Economie – p 5 ). Sans ces documents comptables couplés avec un tableau de bord gouvernemental informatisé ( TBGI ) en l’absence de l’organe cybernétique permettant de piloter correctement une société humaine, le navire France, dans la tempête mondialiste, sans gouvernail et sans pilotes expérimentés, apparaît comme un bateau ivre ( J. Roux – La grande braderie du Patrimoine public des Français p 284 ).
Depuis 1981, gouvernements et politiques délaissent leurs missions. L’intérêt national et social se confine dans un rôle de « syndic de faillite » expédiant, au jour le jour, les affaires courantes et s’enrichissant de la vente à la casse des actifs séculaires qui lui ont été confiés. Ils bradent sur le marché international un maximum d’entreprises nationales, d’actifs publics immobiliers, domaniaux, historiques, artistiques, financiers.
La France n’a plus de politique industrielle, commerciale, plus de politique africaine, plus aucune politique digne de ce nom dans quelque domaine que ce soit.
La France n’a plus de gouvernement, au sens historique du terme. Les conclusions de Montgranier et de Roux sont semblables.
Les dirigeants français ont adapté et appliqué aux réalités françaises des montages financiers planétaires visant à déposséder tous les peuples de leurs patrimoines publics et privés. Quelques milliers d’initiés en relation permanente et directe avec les représentants du grand capital effectuent un transfert géant d’actifs publics au profit de la haute finance internationale.
Le peuple français devrait encaisser, chaque année, 35 milliards d’euros de dividende du patrimoine bradé. Ils ne toucheront rien.
Le peuple français, comme dans un passé encore proche, devrait disposer des finances publiques les plus saines de la planète avec une dette proche de zéro.
Les dirigeants des années 1975 – 2005 vont lui léguer la dette la plus lourde de son histoire : 1.120 milliards € prévus pour la fin 2005. 18.000 € par personne, bébés compris. 25.000 € à l’horizon 2010 ; par surcroît, 50 milliards € d’intérêts à payer chaque année.
En fonction des chiffres ci-dessus, chaque famille devrait en tant que copropriétaire et débitrice indivise du patrimoine public – et si la France avait été bien gérée – inscrire en 2005 :
Ø A son actif, un somme de 42.000 €
Ø A son passif, une somme de 0 €
Ø En dividende, environ 3.000 € par année .
Au stade prévisionnel des années 2005 – 2010 de la braderie, cette cellule familiale devra inscrire :
A son actif, une somme proche de zéro € ;
A son passif, une somme de 100.000 € ( année 2005 ) et 125.000 € perspective ( 2010 ).
En intérêts à payer sur la dette publique, environ 4.200 € ( année 2005 ) et 5.000 € perspective ( 2010 ).
De même que dans les années 1950 s’est imposé le concept juridique de crime contre l’humanité, demain le concept juridique de « crime contre le peuple français », imprescriptible, pourrait qualifier la gestion UMP – PS .
Sans commentaire, sinon qu’ils ne seront vraisemblablement pas jugés par la Haute – Cour de la République !
Revoyons notre Constitution et particulièrement l’article 35 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793.
Lorsque les misères diverses accableront les citoyens français, peut-être auront-ils le réflexe de regarder dans la direction de leurs élus en se croisant les bras jusqu’à ce que se mettent en place des Etats Généraux et par suite une Assemblée Constituante.
N – B Cette analyse succincte n’a été possible que grâce aux travaux de Jean Roux et de René Montgranier.
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Dernière mise à jour le : 04 mars 2006.