Avis : le plus ancien militant contre le nucléaire vous parle.
Jean Pignero s’adresse ici à tous les mouvements qui militent contre les dangers du nucléaire et les armes radioactives. Il est celui qui fonda l’APRI (France) en 1964, et I’AIPRI (**) mouvement international, en 1993. Il est actuellement le président international honoraire de l’AIPRI, et pratiquement le plus ancien des militants contre les dangers nucléaires. Jean Pignero est maintenant octogénaire et nous demande en cette aube de l’an 2002 de critiquer personnellement et de faire connaître autour de nous, oralement ou/et par écrit, ses dernières réflexions sur le sujet nucléaire qui sont présentées ci-après à destination de tous les antinucléaires, dans le présent journal.
(Reproductions et traductions souhaitées).
Communiqué par Maurice Eugène ANDRE
Président international et co-fondateur de l'AIPRI.
Jean PIGNERO prend la parole : 'Voici mes dernières réflexions’
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Ce sont les scientifiques qui ont fourni et qui fournissent aux Politiciens et aux Militaires les données nécessaires pour construire et développer les armes nucléaires. Les ingénieurs militaires qui participent à ces recherches le font du fait de leurs connaissances scientifiques.
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Les sciences sont presque toutes pacifiques, mais la science des rayonnements Ionisants, à l’origine pacifique, est devenue en 1934 la science nucléaire quand des scientifiques sont arrivés à transformer des atomes naturels en atomes artificiels.
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La science nucléaire est, pour partie. un crime nucléaire quand les armes nucléaires permettent de tuer indistinctement un grand nombre de militaires et de civils.
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Ce crime peut être qualifié de crime nucléaire contre l’humanité parce que la technique tout entière issue de toute la science nucléaire produit obligatoirement des pollutions connues des scientifiques, dont une partie ne peut être détectée par des non-scientifiques, ni contrôlée, ni détruite. Transportées par les vents, les eaux, la terre, ces pollutions nucléaires s’imposeront dans le monde entier pendant des siècles et nuiront à tous les êtres vivants.
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Ces pollutions méritent d’être reconnues par les sympathisants, militants, associations antinucléaires comme le motif premier de leurs pensées et de leurs actions, même si ces pollutions ne concernent qu’un aspect de leurs actions. Voici quelques propositions Il faudrait, dans tous les pays, que le Pouvoir politique reconnaisse le crime nucléaire contre l’humanité comme une vérité première à nous d’intervenir auprès des politiciens et de porter plainte en justice contre les criminels nucléaires, donneurs d’ordre et praticiens. Nos demandes et nos plaintes risquent d’être déclarées irrecevables au motif que ce crime n’existe pas dans le code pénal ni dans la constitution; ce rejet, s’il a lieu, devrait nous conforter dans notre revendication.
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Il serait donc souhaitable que les militants des associations antinucléaires modifient les statuts de leurs associations afin qu’ils incluent le crime nucléaire contre l’humanité et leur refus primordial de ce crime, refus qui justifie leurs actions militantes contre un danger particulier du nucléaire. Ils pourraient demander aux sympathisants leur avis et leur approbation de la rédaction de ce texte qui rendrait plus difficile aux pronucléaires de déclarer Irrecevables leurs contestations.
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Il faudrait alors personnaliser nos demandes et nos plaintes, pas du tout par haine personnelle ou politique, mais du seul fait de l’exigence de notre volonté de sauvegarde humanitaire. Concernant le Pouvoir politique, il faudrait proposer, pour la France, les noms du président de la république, Chirac (puis, éventuellement, de son successeur), du premier ministre, Jospin (puis de son successeur) et de tous les ministres qui ont signé des ordonnances, des lois et décrets favorisant le nucléaire. Et ajouter les noms des politiciens qui ne sont plus membres du gouvernement actuel, mais qui ont participé. en leurs temps, aux mêmes responsabilités Giscard. etc.
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Pour mémoire, faire juger les responsables décédés de Gaulle, Mitterrand, etc.
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Ensuite ou en même temps. concernant le Pouvoir scientifique, il faudrait porter plainte contre les scientifiques qui ont oeuvré ou oeuvrent, même indirectement, pour le développement du nucléaire, dont tous les responsables des installations nucléaires.
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Et, à titre posthume, les scientifiques dont F. et I. Joliot sont les représentants les plus éminents.
Jean PIGNERO, le fondateur de 1’APRI et le président international honoraire de l’AIPRI, prend la parole dans ce numéro de décembre 2001.
Ses propos examinent le CRIME nucléaire.
Editeur responsable de l’organe de presse «TEXTES d’ANTIPAS»: Maurice Eugène ANDRE, président du Parti Progressiste belge (PPH) et du Parti des Européens progressistes (PEP). 54, Quai du Halage. B-4600 Visé. BELGIQUE.
Dépôt légal à la Bibliothèque Royale de Belgique, 4 Avenue de l’Empereur, 1000 Bruxelles.
Dernière mise à jour année 2001. Président International exécutif de l’AIPRI Maurice-Eugène ANDRE, 54 Quai du Halage, B-4600 Visé. Belgique.
Siège de i’AIPRI : même adresse que ci-avant.
Président international honoraire : Jean PIGNERO
ASSOCIATION INTERNATIONALE pour la PROTECTION contre les RAYONNEMENTS IONISANTS (AIPRI)
Jean PIGNERO est le fondateur de l’APRI (Fr) (en 1964), première association pour la protection contre les rayonnements ionisants en Europe, et de la revue PR!. Il fonda I’AIPRJ avec Maurice-Eugêne ANDRE, Commandant d’Aviation E. R. (*), scientifique certifié spécialisé en protection nucléaire, biologique, chimique et radiologique (NBCR). L’AIPRI est la fondation qui perpétue la lutte antinucléaire scientifique au niveau international. Elle honore la mémoire notamment de Harmut GRUENDLER, Petra KELLY et du Professeur en physique nucléaire Jens SCHEER ( tous Allemands), ainsi que de feu le Docteur Pierre PIZON de Paris. Ces personnes furent des ami(e)s et des militants parmi les plus féconds et les plus tenaces. Note (*) dans le texte : E.R. : en retraite.
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Dernière mise à jour le : 04 mars 2006.