Effets pervers de l'Economie de marche dans la crise actuelle
Avant de s'attaquer aux causes de cette crise et de vous entraîner dans la résolution de tous les problèmes qui sont ceux de chacun, nous allons faire une synthèse des effets pervers de l'économie de marché afin que vous soyez en mesure, si vous ne l'avez déjà réalisé, de vous rendre compte de l'étendue des dégâts, même si nous devons nous répéter..
Ainsi serons-nous suffisamment convaincus de ces multiples perversions pour aller, motivés, au cœur de ce profond chamboulement. Il n'est pas dans notre nature de nous arrêter aux effets de tout problème. Nous désirons avec vous aller vers les causes profondes. Tout le reste n'est que byzantinisme, logomachie, sophisme, ou crapuleries.
L'avènement massif de la productivité, la contrainte d'une concurrence féroce, sans concession, le rendement financier maximal dans tout type d'entreprise, la rentabilité immédiate, entraînent des conséquences particulièrement destructrices pour l'homme et l'avenir de la planète.
1 - Les progrès technologiques, entraînannant une production abondante, devraient permettre à l'homme de se libérer dans une proportion non négligeable de ses contraintes professionnelles. Paradoxe extraordinaire ! Il devient victime de ces progrès. La machine le remplace, il se retrouve au chômage. Percevant un revenu bien moindre, il ne lui est plus possible de consommer normalement. La production toujours croissante ne s'écoule que difficilement de ce simple fait. L'économie, petit à petit se paralyse, entraînant méventes, faillites, chômage etc.. Sans pouvoir d'achat il n'intéresse plus le système. Il devient chose absolument inacceptable, non seulement marginal, mais sujet à une détresse sans précédent. Inutile d'imaginer les répercussions; elles sont atroces.
2 - La mécanisation à outrance dans le secteur de l'agriculture, la même demande au niveau de la rentabilité, un rendement pléthorique dans ce secteur, comble de l'incohérence, ne serait-ce qu'au niveau des règles de l'équilibre des sols, des lois de la nature, des aléas des saisons, du respect du mode de vie des agriculteurs etc., montrent bien le mépris de la mathématique économique pour ce domaine particulier et de surcroît fragile. Les conséquences sont innombrables : Production excédentaire et dégénérée, entretien ou destruction de stocks énormes pour soutenir le marché (ne pas oublier que nous sommes sensés être dans un contexte de rareté !), qualité déplorable, tant sur le plan biologique que gustatif des produits, fragilité des ces derniers lors de la conservation, développement plus rapide des germes pathogènes, transformations souvent néfastes neutralisant les principes générateurs de vie. Amalgame sur le plan économique et social inacceptable entre les producteurs de Beauce et de Brie, et tout autre producteur de blé de régions moins favorisées. Déséquilibres profonds, entraînant, le développement du parasitisme, et l'emploi de divers pesticides qui à leur tour, destabilisent animaux, plantes, êtres humains dans leur fragile équilibre. L'augmentation atroce du nombre des cancers et maladies virales est là pour l'attester. L'INRA connaissant tout ces problèmes, pourrait, grâce à une information appropriée, les résoudre, mais l'Economie de Marché fait la sourde oreille: produire, gagner, produire, gagner! L'hygiène et les maladies bactériennes sont dépassées, arrivent en force les maladies à virus, bientôt surgiront les troubles hormonaux, insoignables, nés des redoutables imposteurs hormonaux (furane, dioxine). Grâces aux plastiques! et aux poupées gonflables!
3 - La même rentabilité, dans l'élaboration des produits transformés, pousse les trusts agro-alimentaires à employer des méthodes quasi-criminelles, sinon non conformes aux règles chères aux Biologistes, préjudiciables à la santé et à l'équilibre de l'individu. (huiles extrudées à chaud, 210° avec des produits chimiques, manque total de vitamines E & F, d'acides gras insaturés) sucre raffiné, farine blanche, à un tel point que l'Européen se dirige sur des terrains de cancer; tout au moins d'ostéoporose et de fragilité veineuse (hémorragies cérébrales ). Les vitamines C et E entre autres, garantes de notre immunité, sont délaissées , car salvatrices et peu chères. Vive la molécule de synthèse. Aujourd'hui, il n'est plus question de guérir mais de soigner.
4 - Au nom de cette absurde rentabilité, on massacre l'environnement, on plante ce qui pousse le plus vite, on délaisse les inestimables énergies renouvelables non polluantes, au profit tous azimuts du pétrole et de l'énergie nucléaire. Qu'importe si la descendance connaît la dégénérescence et l'impossibilité de se reproduire. On vend la terre des agriculteurs qui ne peuvent suivre le "PROGRES", pour la transformer en résidence de béton, utilisée un mois par an. On construit des bateaux de pêche, qui coûtent une fortune, et qui ratissent déraisonnablement le fond des mers, détruisant la faune, ruinant les petits pêcheurs.....comble du rendement et pour ne rien laisser perdre, on utilise les résidus du nucléaire, pour fabriquer des obus à uranium appauvri, matière contaminante au possible et pour des siècles! ( dixit: Maurice Eugène André, spécialiste NBC).
5 - Il est notoire, que les salariés actifs contribuent à la constitution de la retraite des vieux travailleurs : Dépassé ! Les raisons de notre objection reposent au moins sur une donnée connue de tous : si demain le blé, l'aliment en général, parvient à manquer, suite à un caprice de la nature, nos retraités mangeront-ils leurs billets ? Allons soyons sérieux, la retraite des anciens ne peut être qu'assurée par la production, d'autant que les jeunes sont de moins en moins nombreux à participer à cette dernière. (Voir notre circulaire N° 33 à ce sujet.)
6 - Malgré les conséquences négatives dans l'exagération de prises de médicaments de synthèse, on continue allègrement à produire cette pharmacie, utile seulement dans des cas bien précis. Gloire au profit et à la rentabilité ! Il nous serait possible de reparler des transfusions, des vaccinations, de certaines victoires de la médecine à la Phyrrus, mais tout vient à point.
7 - Pour en arriver à un moyen barbare et pourtant si logique en économie de marché ! Pour assurer cette dernière d'une grande longévité un seul moyen commode: l'Euthanasie. Jacques ATTALI écrit dans son livre: l'Avenir de la vie : "Dés qu'il dépasse 60/65 ans l'homme vit plus longtemps qu'il ne produit, et il coûte cher à la société".... Cette pratique serait l'un des instruments essentiels des sociétés futures !.
Voilà, chers lecteurs, où nous dirige l'économie impitoyable, froide inhumaine de nos distingués économistes. Nulle imagination, un bon sens des chiffres tout au plus. Se voient-ils finissant trucidés à la seringue ? J'en doute. Voilà pourquoi nous avions besoin, de mettre les pendules à l'heure
Vouliez-vous d'autres tenants, d'autres misères ? Votre propre expérience devrait largement suffire.
Que vivent et ne se désespèrent plus nos générations montantes. Du travail pour tous, un revenu tiré de la production et le mieux réparti possible, sans pour autant oublier ceux, qui par leur dynamisme et idées obtiendront des résultats meilleurs, améliorant la qualité, diminuant la peine.
Nous ne sommes pas des politiques vénaux, simplement des progressistes de coeur et de bon sens. Droite ou gauche, ces positions sont dépassées. Aujourd'hui c'est notre survie qui est en jeu. Le peuple doit savoir et reprendre sa souveraineté.
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Dernière mise à jour le : 04 mars 2006.