Allons-nous rester aveugles au point de considérer les crises économiques comme une fatalité ?
Avertissement
Quand bien même nos Economistes patentés, Parlementaires et Gouvernementaux, tenteraient-ils de nous convaincre sur la fatalité des crises économiques que nous ne pourrions leur faire confiance. Tentons de répondre à ces problèmes qui semblent se reproduire périodiquement depuis le dix-huitième siècle.
Nous allons nous appuyer,finalement, sur les travaux d'un économiste titré et de bon sens comme nous l'avons fait pour les maladies infantiles afin de découvrir les véritables causes et prévenir ainsi les maladies et crises économiques.
Nous avons appris, par le professeur Jules Tisot (Constitution des organismes animaux et végétaux, causes des maladies qui les atteignent) [page 262] que la diphtérie venait bien d'une orge récoltée par temps de pluie. Moulue alors qu'elle n'avait pas été séchée convenablement et vendue à la population (pendant la guerre) ces farines étaient en pleine fermentation. Mal cuite, cette bouillie d'orge devenait dangereuse pour l'enfant qui pouvait alors succomber à la fausse membrane diphtérique développée par l'orge. D'ailleurs, outre les expériences probantes de ce Professeur sur oreille de lapins il se rendit compte que les enfants exclusivement allaités par le sein maternel restaient indemnes de diphtérie, rougeole, varicelle et scarlatine. Les céréales et le lait de vache infecté étaient bien les causes de ces maladies. Cet épisode montre bien que le "si c'était vrai cela se saurait" est bien une réplique d'innocent, même si ces mêmes innocents occupent le devant de la scène médicale ou économique. Mais revenons à notre sujet.
Plusieurs Constats
1 - Tiré de l'Association AISE, (Association internationale, composée de 20 personnalités prestigieuses et intègres), un fait économico politique ignoré par la majorité attire notre attention. "Lors d'une mission en 1750, en Angleterre, B. Franklin décrivait ainsi à ses hôtes la situation économique de son pays, la "Nouvelle Angleterre", colonie anglaise, : Contrairement à votre situation britannique, il n'y a pas en Nouvelle Angleterre un seul chômeur, mendiant ou vagabond. Cela grâce à l'émission sans intérêt (dans les 13 colonies) "de papier de monnaie (Colonial Scrip); ce qui permet de contrôler le pouvoir d'achat (en circulation) et n'engendre pas de dette publique (in la revue "Vers Demain" Rougemont Québec 1994).
Ce discours alerta les Anglais. En 1751, le Parlement britannique vota une loi interdisant aux colonies de se servir de leur monnaie de papier. Franklin rapporte qu'une année après la promulgation de cette loi, les rues des villes de son pays étaient envahies de chômeurs et mendiants, tout comme en Angleterre. Il voyait dans la pauvreté, ainsi provoquée, la vraie raison de la guerre d'Indépendance.
2 – Sur le livre "Les yeux ouverts" de Jacques Duboin, ancien sous-secrétaire d'Etat au Trésor, mis à jour par sa fille, Marie-Louise, on s'aperçoit que les crises cycliques débutèrent en Angleterre dès 1815, puis en 1836/1839, 1853, 1864, 1873, 1882, 1890, etc. avec, à chaque fois mévente, puis baisse des prix, faillites, chômage et répercussion sur d'autres pays industrialisés. Les clients achètent moins qu'à l'ordinaire ce qui donne l'impression que l'on a surproduit. On dénonce la "surproduction". Erreur fondamentale car la mévente provient du fait que les consommateurs n'ont plus les moyens d'acheter la production puisqu'ils sont évincés du travail par la machine et ne perçoivent qu'une faible part de leur ancien salaire sous forme d'indemnité de chômage. Comment alors épuiser la production ?
(Eclaircissement)
Adam Smith, le fondateur de l'économie politique, a eu soin de préciser que le régime marchand était lié à l'insuffisance des marchandises. Celui-ci, en effet, s'est brusquement révélé anachronique, lorsque les progrès techniques ont rendu possible une production excédant la demande capable de l'acheter. Offre supérieure à la demande certes avec diminution des prix mais absence d'une circulation monétaire suffisante pour écouler la production. Ceci est parfaitement vérifiable puisque les émetteurs de monnaie, aujourd'hui, sont les banquiers. S'ils ralentissent les prêts, l'argent circule moins bien. 95% de l'émission monétaire venant de ces organismes, émission d'ailleurs payantes.
La répartition du pouvoir d'acheter est seule en cause.
Un ordre nouveau mariant la coopération et le partage, s'impose aujourd'hui, afin que chacun puisse consommer ce, qu'ensemble, ils produisent abondamment. Les citoyens ne doivent pas perdre de vue que la production moderne est de moins en moins tributaire de l'élément humain. En conséquence il est vain de promettre une diminution du chômage, comme il est vain de penser que dans l'état actuel des choses l'on puisse épuiser une production pléthorique si les exclus du travail ne reçoivent pas la fraction monétaire correspondant à l'évaluation chiffrée de la production.
Nés, eux-mêmes, au temps de la rareté les mouvements politiques de droite ou de gauche persistent à sacrifier aux vieilles idoles. Derrière eux les puissances financières, que le système mercantile a installées aux leviers de commande, font obstacle à cette mutation par tous les moyens y compris les plus secrets. Leurs arguties et manœuvres ne feront pas long feu dès que les Français moyens auront pris conscience de ce contexte délétère qu'on lui dissimule.
Preuves supplémentaires étayant ce qui vient d'être dit. Par Maurice Allais, prix Nobel d'Economie. Paru dans Marianne du 5 au 11 décembre 2009. (Extraits).
"Toute économie digne de ce nom ne peut être viable que si elle prend en compte trois paramètres indissociables :
? La production de richesses (libéralisme)
? L'équité de la distribution des richesses (socialisme)
? La maîtrise de la création monétaire (souveraineté étatique nécessaire).
Les notions de libéralisme et de socialisme sont intimement liées. L'idéal socialiste consiste à s'intéresser à l'équité de la redistribution des richesses produites, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d'une même doctrine. Un libre échangisme appliqué aveuglément — sans protectionnisme mesuré face aux pays ayant des niveaux de vie différents (très faibles prix de la main d'œuvre et de plus extrêmement entreprenants) — démontre l'ignorance des dirigeants de la planète qui confondent les deux sortes de protectionnisme".
Dernier complément d'information – Association ADED : BP 83 93891 – Livry-Gargan – Courriel : droitsecodem@orange.fr – http://assoc.pagespro-orange.fr/aded/
Sur le dernier bulletin de liaison du premier trimestre 2011 intitulé : "Une exigence : réorienter les flux monétaires", nous imprimons les premières lignes de leur article. Pour que les prix restent stables la masse monétaire doit varier comme la quantité de biens et services disponibles (le PIB). Si le PIB augmente de 3%, la masse monétaire doit augmenter de 3%. En toute logique il revient à la Banque centrale d'ajuster le volume de la masse monétaire par des versements au Trésor public en monnaie non remboursable et sans intérêts. Or, depuis 1973 ces versements ont été supprimés. Si nous percevons nos salaires et revenus c'est parce que nous empruntons toute la masse monétaire aux banquiers : soit 670 milliards avec intérêts.
Conclusion
Si nous ne réagissons pas rapidement et ne réformons ce système économique dépassé et dangereux nous subirons les effets de la crise comme les Etats-Unis. Réductions drastiques des dépenses policières, sociales, dans les domaines scolaires, des transports et de la santé avec à la clef l'augmentation de la délinquance, des classes surchargées, des gens mal soignés, des retraités qui ne perçoivent plus leurs indemnités, des routes non entretenues, etc. Source : Interinfo, février 2011 N° 386. Horizons et Débats du 14 février 2011.
Voir pour complément d'information le site http://daudon.free.fr Rubrique Economie.
Crises économiques : Fatalité ?
Accueil | Notre charte | Sommaire général | Livres | Liens | Forum | Contactez-nous | Plan du site
Pour toute question ou problème concernant ce site Web, envoyez un courrier électronique à Jacques Daudon. © 2005
Le site :
Dernière mise à jour le : 4 MAI 2011