Echanges épistolaires constructifs entre Elus (S'ils désirent sortir de l'impasse économique). Des citoyens éclairés au devant d'économistes patentés.
Un très court extrait tiré de "Quand les multinationales gouvernent le monde" de David C. Korten – Editions Yves Michel.
Intention loyale de redonner à chacun cette force tranquille qui nous manque aujourd'hui.
A partir d'une pensée de John Meynard Keynes
"Je me range du côté de ceux qui tendent à réduire au minimum, plutôt qu'à développer l'enchevêtrement économiques entre nations. Les idées, les connaissances, l'art, l'hospitalité, les voyages, voilà ce qui par nature devrait être international. Mais de grâce, que les biens soient fabriqués maison à chaque fois que cela sera raisonnable et pratique, et avant tout, que la finance soit et reste principalement nationale.
Pourquoi la France va si mal aujourd'hui ?
Vous élus, agriculteurs, chefs d'entreprises, enseignants, commerçants, banquiers, avocats, médecins, vétérinaires, administratifs avez-vous pensé un seul instant que vous n'étiez pas maître d'un sujet majeur que, nous tous, citoyens électeurs compris, n'avons jamais cherché à élucider ? Un sujet qui pourtant nous permettrait de vivre correctement s'il était traité correctement ! Je veux parler de l'Economie et plus précisément de la définition de cette dernière qui est bien : "Etymologiquement, l'économie est l'art de bien administrer une maison, de gérer les biens d'une personne, puis par extension d'un pays. Plus généralement, l'économie est une science sociale qui étudie la production, la répartition, la distribution et la consommation des richesses d'une société".
Combien d'entre nous connaissaient cette définition ? Pourquoi cette méconnaissance ou cet oubli ? Le proverbe suivant : moins on en sait plus il est facile d'être trompé n'a pas été écrit sans fondement.
En restant fidèle à notre définition, nous remarquons que depuis l'avènement massif de la production vers 1930, sous la contrainte d'une concurrence féroce entre tous les producteurs (alimentation, biens, services) l'exigence de la capitalisation et loi de marché exigèrent, exigent encore le rendement financier maximum du capital investi, contraignant tous les employeurs à supprimer au maximum l'élément humain dans la production. Or, vous le savez mieux que moi, l'ouvrier, le technicien, l'ingénieur, l'employé et chef d'entreprise dans la mesure où ils sont mis au chômage où dépose le bilan terrassé par la concurrence déloyale ne peuvent plus acheter. Voici donc démontré, simplement les incohérences du capitalisme. La machine a rendu son dernier soupir. Nul autre calcul n'est besoin. Les économistes patentés doivent admettre l'évidence et repartit sur des bases nouvelles. Voilà pourquoi cela va si mal en France. Le nœud Gordien est tranché.
L'économiste britannique John Maynard Keynes (1883-1946) a établi qu'avec le capitalisme, le chômage pouvait être permanent, les économistes recherchent éperdument quels sont les équilibres fondamentaux au niveau macroéconomique.
Chacun est en mesure de comprendre que nos mathématiciens économistes ont oublié notre définition et l'impact de la révolution technologique. Il est nécessaire d'ajouter que ce constat bien que primordial n'est pas seul en cause. L'émission monétaire par les banques privées avec intérêts, surtout lorsque l'Etat emprunte pour payer par exemple, ses fonctionnaires, ne peut être acceptée que comme une manœuvre déloyale inacceptable car les intérêts s'accumulent et deviennent tels qu'il est impossible de rembourser la dette. On court alors à la banqueroute. Il est essentiel que l'Etat émette sa monnaie en équilibre avec la production française.
Preuves supplémentaires étayant ce qui vient d'être dit. Maurice Allais, prix Nobel d'Economie, spécifiait dans Marianne du 5 au 11 décembre 2009. (Extraits).
"Toute économie digne de ce nom ne peut être viable que si elle prend en compte trois paramètres indissociables :
Ø La production de richesses (libéralisme)
Ø L'équité de la distribution des richesses (socialisme)
Ø La maîtrise de la création monétaire (souveraineté étatique nécessaire).
Les notions de libéralisme et de socialisme sont intimement liées. L'idéal socialiste consiste à s'intéresser à l'équité de la redistribution des richesses produites, tandis que les libéraux véritables se préoccupent de la production de cette même richesse. Ils constituent à mes yeux deux aspects complémentaires d'une même doctrine. Un libre échangisme appliqué aveuglément — sans protectionnisme mesuré face aux pays ayant des niveaux de vie différents (très faibles prix de la main d'œuvre et de plus extrêmement entreprenants) — démontre l'ignorance des dirigeants de la planète qui confondent les deux sortes de protectionnisme".
Voilà chers élus le plus important à savoir; forts de cette logique servant les intérêts d'un peuple besognant, vous pourrez confier à vos Economistes et chercheurs de tenir compte de ce que vous venez de découvrir. Reste à présent le complément d'informations qui vous permettra de découvrir les subterfuges qui nous ont entraînés vers les Crises et la Dette. Vous êtes des élus donc responsables, moi un simple professeur à la retraite curieux certes mais surtout, fierté oblige, désireux de ne pas être grugé. Si vous m'avez lu jusqu'au bout vous devriez déjà mieux respirer. Si vous êtes septique, ou n'ayant rien compris il n'y a que deux éventualités : je suis un mauvais pédagogue ou vous êtes un mauvais élève.
Voir la suite en document joint : "40 ans d'incurie monétaire" O. Berruyer. Vous avez là, la preuve indubitable que nous avons bien été dupés. L'Economie devenait alors "La foire d'Empoigne à sens unique".
J.Daudon